25 juil. 2022 · 7 min read

Ethereum (ETH) expliqué à un enfant de 5 ans (ELI5)

Note de la rédaction: Cette série d'articles "ELI5" est destinée aux débutants qui débarquent dans l'univers des cryptomonnaies, de la DeFi, des NFT et du Web3 avec plein de questions en tête. ELI5 fait référence au célèbre acronyme anglophone qui signifie "Explique-moi comme si j'avais cinq ans". Le but n'est pas d'infantiliser le lecteur, mais simplement de lui donner des clés de compréhension afin que le vocabulaire compliqué de la cryptosphère au sens large devienne comme par magie, un jeu d'enfant!  

L’Ethereum (ETH) est la deuxième cryptomonnaie la plus populaire du marché, juste derrière le Bitcoin (BTC). Mais savez-vous exactement en quoi consiste cet actif numérique ? Si vous ne connaissez rien plus à son sujet que son nom, alors vous êtes au bon endroit.

Dans cette publication, nous allons tenter de vous expliquer simplement ce qu’est l’Ethereum, dont le symbole est ETH. Afin de garder l’article aussi digeste que possible, nous allons voir dans les grandes lignes quelles sont les caractéristiques principales de cette cryptomonnaie.

Photo: Adobe Stock

L’origine de l’ETH

Les actifs numériques sont apparus à la fin des années 2000 avec le Bitcoin. Si cette cryptomonnaie fût la première, de nombreuses autres virent rapidement le jour en s’inspirant de son code source. On s’est alors retrouvé avec plein des cryptos différentes mais qui se ressemblaient à peu près toutes.

L’Ethereum est arrivé sur le marché en 2015. Un de ses fondateurs est Vitalik Buterin, une personnalité canadienne d’origine russe. Lorsqu’il a mis au point cette cryptomonnaie, il voulait remédier à un problème principal qui existait sur le marché : l’impossibilité de pouvoir programmer quoi que ce soit sur un actif numérique.

Très vite, les promesses de l’Ethereum ont conquis de nombreuses personnes et son cours s’est envolé. En très peu de temps, l’Ethereum s’est positionné comme étant le deuxième actif numérique le plus capitalisé sur le marché.

Vitalik Buterin. Source: capture video, Youtube/Grand Amphi Theatre

La possibilité de programmer des smart contracts

L’Ethereum est souvent associé à sa fonctionnalité principale, celle que l’on appelle smart contracts. En français, on pourrait traduire cela par contrats intelligents, mais on retrouvera presque toujours le terme anglais sur les sites spécialisés.

Pour faire simple, un smart contract est un bout de code qui est programmé sur la blockchain de l’Ethereum. Lorsque des conditions bien précises, inscrites dans le smart contract, sont remplies, alors le code s’exécute de façon automatique.

Cela permet ainsi d’automatiser certaines tâches et fait gagner un temps précieux aux utilisateurs. Cependant, la programmation d’un smart contract doit se faire en Solidity, un langage de programmation qui a été tout spécialement inventé pour l’occasion.

Les smart contracts, la base des applications décentralisées

Pour beaucoup d’utilisateurs, la blockchain permet de réaliser ce qu’on appelle la décentralisation. Cela signifie que les opérations ne sont pas traitées par un seul acteur situé dans un endroit unique, mais par une multitude d’acteurs situés dans différents endroits à travers le monde.

Mais pour que certaines applications puissent fonctionner grâce à la décentralisation, elles ont besoin d’une technologie spécifique. C’est ce qu’à permis l’arrivée des smart contracts du réseaux Ethereum. En les assemblant bout à bout, on peut construire une application totalement décentralisée qui fonctionne grâce à la blockchain.

En anglais, les applications décentralisées sont connues sous leur abréviation DApps pour « Decentralised Application ». Toutes les cryptos qui possèdent des smart contracts peuvent créer de telles applications, mais c’est sur le réseau Ethereum que les premières DApps sont apparues. De nos jours, c’est d’ailleurs la blockchain Ethereum qui permet de faire fonctionner le plus grand nombre d’applications décentralisées.

Les applications décentralisées offrent de nombreux avantages / Photo: Adobe Stock

Du Proof of Work (PoW) au Proof of Stakes (PoS)

Pour fonctionner, une cryptomonnaie se base sur un consensus, c’est-à-dire un système qui s’occupe du traitement des transactions. Actuellement, l’Ethereum utilise, comme le Bitcoin, un système appelé Proof of Work (PoW) ou preuve de travail en français.

Dans un consensus PoW, ce sont les mineurs qui s’occupent de traiter les transactions et d’inscrire de nouveaux blocs sur la blockchain. Pour cela, ils doivent résoudre des équations mathématiques très complexes. Afin d’y parvenir, il est nécessaire de posséder un matériel informatique très puissant et qui est également très gourmand en énergie. Le premier mineur qui réussit à résoudre l’équation mathématique obtient le droit d’inscrire la transaction sur la blockchain et obtient des récompenses.

Cependant, il est prévu que la version 2.0 d’Ethereum sorte prochainement afin que le consensus utilisé devienne le Proof of Stakes. En français, cela signifie la preuve d’enjeu. A la place d’utiliser de nombreuses ressources énergétiques pour valider les transactions, les vérificateurs (l’équivalent des mineurs dans un système PoS) doivent mettre en gage un certain nombre de token ETH. S’ils agissent correctement, ils obtiennent des récompenses, sinon ils subissent des pénalités financières.

L’Ethereum : ce qu’il faut retenir

L’Ethereum est arrivé sur le marché en tentant de résoudre un gros problème. Avant l’apparition de cet actif numérique, il n’existait pas vraiment de cryptomonnaies qu’on pouvait utiliser pour programmer des lignes de code.

L’Ethereum est alors apparu avec comme solution ses fameux smart contracts. Mis bout à bout, ceux-ci pouvaient même servir à construire des applications décentralisées. Depuis lors, d’autres cryptos ont imité l’Ethereum, mais cette innovation provient de cet actif numérique.

Actuellement, le réseau Ethereum fonctionne avec un consensus Proof of Work très gourmand en énergie. Cependant, devant l’enjeu écologique qui est de plus en plus important, les développeurs sont en train de concevoir la version 2.0 du projet qui embarquera un consensus Proof of Stakes nettement moins énergivore.

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