Financement de Gemini : les jumeaux Winklevoss accordent un prêt de 100 millions de dollars à la plateforme de crypto

Pauline Eyebe
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La plateforme d’échange de crypto Gemini, dont le siège se trouve aux États-Unis, fait face à quelques difficultés depuis l’effondrement la plateforme FTX. Afin de pallier ces difficultés, Gemini a entamé une campagne d’investissement qui n’a pas bien marché. Mais les frères Tyler et Cameron Winklevoss ont volé au secours de la plateforme avec un prêt personnel de 100 millions de dollars.

En effet, les jumeaux Winklevoss, cofondateurs de la plateforme Gemini, ont volé au secours de la plateforme d’échange. Ils ont ainsi puisé dans leurs fonds personnels pour octroyer un prêt à la société qui fonctionne au ralenti depuis un moment.

On apprend dans un rapport de Bloomberg du 10 avril qu’après des tentatives d’obtention d’un financement auprès des investisseurs externes à l’entreprise, Gemini s’est tourné vers ses fondateurs. 

Dès lors, ces derniers ont accordé 100 millions de dollars de prêt à l’entreprise. Malheureusement, après avoir contacté la plateforme pour obtenir plus d’informations à ce propos, Cointelegraph n’a toujours pas reçu de réponses.

Un prêt qui est le bienvenu en dépit de la pression réglementaire actuelle

Les jumeaux Winklevoss volent au secours de Gemini dans un contexte tendu pour la plateforme qui doit faire face à la répression des régulateurs américains. La plateforme est accusé de proposer des valeurs mobilières non enregistrées aux citoyens américains via son programme Gemini Earn. Aux côtés de la plateforme, se trouve Genesis Global Capital qui a fait faillite et qui est aussi sous le coup des mêmes chefs d’accusation que Gemini.

En plus de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis qui poursuit les deux plateformes, le département des services financiers de New York a également lancé une enquête contre Gemini. Celle-ci intervient suite aux affirmations de nombreux utilisateurs de la plateforme qui soutiennent que leurs comptes Earn auraient été protégés par la FDIC.

Pour Tyler Winklevoss, ces poursuites judiciaires sont sans fondement et il parle d’une “contravention fabriquée”. Il affirme d’ailleurs que le personnel de Gemini et les représentants de la SEC sont en pourparlers depuis plus an et que cette accusation est incompréhensible.

De nombreuses plateformes en danger et sous pression des poursuites des régulateurs américains

Toutefois, il faut noter que Gemini n’est pas la seule plateforme de crypto à être poursuivi par la SEC. En effet, Coinbase et d’autres plateformes font face aux mêmes chefs d’accusation. 

Coinbase affirme ne pas offrir de valeurs mobilières non enregistrées aux utilisateurs. La plateforme explique par ailleurs que la SEC était au courant des prestations qu’elle proposait et qu’avant de recevoir un “avis Wells”, elle a rencontré ses représentants plus de trente fois en neuf mois.

Pour se défendre, Coinbase a déposé une pétition auprès de la SEC pour plaider sa cause. La plateforme a également saisi la Cour suprême des États-Unis.

De son côté, Kraken est une autre plateforme qui a subi le gourou de la SEC. En effet, elle s’est acquittée d’une amende de 30 millions de dollars. Quant à Binance, la plus grande plateforme d’échange de crypto en termes de capitalisation boursière, les chefs d’accusation sont légion.

Binance a dû mettre fin à l’émission de son stablecoin (BUSD) et reste sous la menace de nombreuses accusations. Cette pression réglementaire est très mal vécue par les plateformes de crypto-monnaies qui envisagent s’exiler des États-Unis, vers des contrées plus favorables à leurs activités.