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80 banques japonaises s’intéressent à la blockchain de JPMorgan

Par Jarosław Adamowski
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Source: JPMorgan, Instagram

Plus de 80 banques japonaises se sont déclarées intéressées à rejoindre le réseau d'information sur les paiements de JPMorgan Chase, l'Interbank Information Network (IIN) et sa blockchain permisionnée Quorum.

L'accès du secteur bancaire japonais au réseau s'inscrit dans un contexte d'accusations envers le Japon de ne pas vouloir mettre en œuvre des mesures sévères de lutte contre le blanchiment d'argent, selon Bloomberg.

Daizaburo Sanai, le directeur exécutif de JPMorgan Chase, a déclaré que les banques japonaises pourraient bénéficier de cette association car le réseau rend la vérification des destinataires de l’argent liquide "plus rapide et plus efficace".

Le géant américain de la banque d'investissement a lancé l'IIN en tant que projet pilote en 2017, et c'est "le premier réseau pair-à-pair scalable, basé sur la technologie de la chaîne de blocs. Qu'il s'agisse de réduire au minimum les frictions dans le processus des paiements transfrontaliers ou de permettre aux paiements d'atteindre les bénéficiaires plus rapidement et en moins d'étapes, l'IIN permet de relever les défis liés au partage d'informations interbancaires". Selon JPMorgan Chase, le réseau compte actuellement quelque 365 prêteurs dans le monde.

Le Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI), une entité intergouvernementale créée en 1989 pour établir des normes et promouvoir la mise en œuvre efficace de mesures visant à lutter contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les menaces connexes pour le système financier mondial, demande depuis longtemps au Japon d'améliorer sa réglementation en la matière.

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Lors de la publication de son rapport d'évaluation sur le Japon en 2008, le GAFI a déclaré qu'il était "préoccupé par le fait que le Japon continue de ne pas remédier aux nombreuses et graves défaillances... malgré un engagement politique à un haut niveau". Parmi les principales lacunes relevées, on peut citer la criminalisation incomplète du financement du terrorisme dans le pays, l'absence d'exigences satisfaisantes en matière de diligence raisonnable à l'égard de la clientèle et le mécanisme incomplet de gel des avoirs des terroristes, entre autres choses.

Après sa réunion plénière en juin 2014, le GAFI a de nouveau appelé "le Japon à adopter une législation adéquate contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", selon un communiqué. Sous la pression internationale, en novembre 2014, le parlement japonais a adopté une loi visant à geler les transactions financières et immobilières des organisations terroristes et des individus impliqués dans des activités terroristes.

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