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Crypto-actifs: les acteurs français choisissent la régulation

Par Manuel Valente (Coinhouse)
Crypto-actifs: les acteurs français choisissent la régulation 101
Photo: Adobe

Ce texte est signé Manuel Valente, directeur analyses et recherche de chez Coinhouse.

On a longtemps traité l’univers des cryptoactifs comme un Far West sans foi ni loi dans lequel des acteurs peu scrupuleux pouvaient proposer des produits plus ou moins douteux, sans aucune protection pour le consommateur, et avec plus de chances de tomber sur des escrocs que sur des acteurs honnêtes. Et au-delà d’un sensationnalisme de bon aloi entretenu par certains médias, il y avait bien un fond de vérité à ces accusations.

Ces problématiques ne sont pas passées inaperçues auprès du législateur français. La loi PACTE, votée en 2019, offre un cadre réglementaire aux entreprises de l’écosystème des crypto-actifs, et comporte des dispositions destinées à la fois à protéger le consommateur et à favoriser le développement de ces entreprises dans un cadre rigoureusement défini.

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Le statut PSAN, gage de légitimité

Cette loi propose un nouveau statut PSAN - Prestataire de Services en Actifs Numériques - qui permet d’identifier les acteurs sérieux de ce marché et leur offre une reconnaissance officielle, en contrepartie d’un certain nombre de pratiques de bonne gestion et de respect de la réglementation, notamment en termes de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

La loi permet également à ces entreprises de pouvoir être reconnues par les acteurs de la finance traditionnelle, au premier rang desquels les banques, avec qui il est difficile sinon impossible de travailler lorsqu’on ne bénéficie pas d’une régulation bien définie.

Un an plus tard, quatre acteurs français ont profité de cette réglementation et demandé l’enregistrement auprès de l’AMF, qui leur permet de bénéficier de ce statut : Cryptoactifs: les acteurs français choisissent la régulation, Coinhouse, Coinhouse Custody Services, LGO et Stackinsat.

Un interlocuteur privilégié dans un secteur encore complexe

Coinhouse est la première société à avoir bénéficié de ce statut. Née en 2014, l’entreprise se définit comme la première crypto-banque européenne et s’établit comme un acteur de premier plan de l’écosystème français et européen. Elle fournit à ses clients un ensemble de services dédiés à la transaction et à l’investissement mais aussi de l’accompagnement dans un environnement encore relativement difficile à déchiffrer.

Coinhouse remplit ainsi le rôle que fournissent habituellement un conseiller bancaire ou une banque privée pour accompagner leurs clients dans tous les aspects de leur investissement, mais spécifiquement sur les marchés des actifs numériques.

Des acteurs qui adressent des besoins différents

Sa filiale Coinhouse Custody Services est complémentaire de ces services: elle facilite le stockage et la conservation sécurisée des actifs de ses clients dans une infrastructure basée sur la technologie la plus sécurisée à l’heure actuelle.

LGO s’adresse à une clientèle plus institutionnelle: l’entreprise propose un site de change basé sur un carnet d’ordres qui offre actuellement trois paires d’actifs, dont la principale est Bitcoin/USD. Comme la plupart des plateformes de ce type, le service s'adresse principalement à des investisseurs déjà familiers avec les environnements de trading et nécessitent des compétences plus avancées. Les autres offres de LGO sont réservées aux clients professionnels et institutionnels, à savoir un bureau OTC (transactions de gré à gré) et des offres de dépôts et crédits en crypto-actifs.

Le dernier entrant sur ce marché est Stackinsat. L'entreprise se concentre sur les transactions de petits montants, en proposant un service d'achat récurrent via des virements bancaires programmés, directement envoyés sur un portefeuille géré par le client. Il est cependant probable qu’elle prépare d’autres services.

Un écosystème francophone encore en développement

Ces trois entreprises et les services qu’elles proposent représentent donc aujourd’hui l’embryon d’un écosystème régulé en France. Elles sont relativement complémentaires, dans la mesure où elles s’adressent à des publics différents: Stackinsat intéresse davantage les primo-arrivants à la recherche d’un service simple et disposant de fonds limités, Coinhouse se positionne comme une crypto-banque visant à aider les investisseurs particuliers et professionnels à bénéficier du marché des crypto-actifs. LGO, quant à elle, s'adresse aux acheteurs avertis en recherche de services spécialisés.

Il est à parier que cet écosystème va croître dans le temps et que de nouveaux acteurs vont rejoindre ces trois premiers. Et il est intéressant de constater que ces entreprises offrent d’ores et déjà une palette de services qui répondent aux multiples besoins des clients. Un an plus tard, la loi PACTE semble donc tenir ses promesses en permettant l’éclosion d’un écosystème d’acteurs régulés pour développer cette industrie.

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