Jean-Luc Lasquellec (Wallcrypt) : “Les évènements web3 ne doivent pas rester en vase clos”

Yann-Olivier Bricombert
| 2 min de lecture

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Jean-Luc Lasquellec est un entrepreneur, auteur d’un livre et d’un jeu pour apprendre la blockchain, et créateur d’évènements basé à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il a créé en 2020 la société Wallcrypt, qui organise des after-works web3 via un club d’affaires qui regroupe près de 300 membres. Rencontre.

En quoi consiste le Club Wallcrypt ?


C’est un club d’affaires, un réseau d’influence, qui comprend 285 personnes sur la France, la Suisse, la Suisse, où on réunit un ensemble de compétences, développeurs, artistes, avocats, experts comptables, commissaires priseurs… L’objectif est que ces personnes échangent entre elles, fassent du business, pour que celles et ceux qui veulent découvrir l’univers de la blockchain soient entre de bonnes mains. Cela se passe lors d’after-works dans une ambiance cosy, décontractée, avec moins de 50 personnes.

A quelle fréquence ces after-works ont-ils lieu ?


Il n’y a pas de fréquence fixe sur Marseille, mais j’essaie d’en faire deux par trimestre.

Comment vous expliquez cet intérêt ?


J’avais constaté qu’il y avait beaucoup de groupes – les bitcoiners maximalistes se réunissent une fois par mois, ou d’initiatives locales où des passionnés se rencontrent. Ma problématique c’est de dire que si on veut démocratiser le web3, il ne faut pas rester en milieu clos, enfermés entre personnes du web3.

Si ce club a suscité de l’intérêt, c’est par ce qu’il réunit des personnes d’horizons différents (YouTubeurs, maîtres de conférences, journalistes, développeurs…) avec l’objectif de se faire rencontrer des personnes qui dans la vie courante ne se seraient peut-être jamais rencontrées. Des personnes spécialisées dans les NFT dans le luxe ont, par exemple, rencontré un chef d’entreprise très connu, avec qui ils font du business désormais. C’est la diversité de profils qui génère de l’intérêt.

Les participants aux évènements sont-ils essentiellement du web3 ou viennent-ils aussi du web2 ?


Il y a les deux. Mais l’objectif est d’aller chercher des chefs d’entreprises qui ne connaissent pas et veulent découvrir.

En quoi est-ce si important que développer des évènements hors de Paris?


Je suis à Marseille et mon but est de créer des évènements un peu partout en France : Nice, Cannes, Montpellier… J’ai l’impression de revivre l’arrivée d’Internet : si on ne démocratise pas, si on ne va pas vers les gens, l’adoption aura du mal à avancer rapidement. Il fallait donc que cela ne soit pas qu’à Paris, mais aussi pas qu’entre personnes du web3. La démocratisation passera par la proximité des évènements. C’est la raison pour laquelle je suis en train de développer un réseau d’ambassadeurs Wallcrypt qui pourront organiser des events dans leur ville, par exemple à Dijon, sous le même format qu’à Marseille.

Comment se porte l’écosystème marseillais ?


L’écosystème marseillais est très riche. Depuis le Covid, nous sommes dans un monde de digital nomades, où beaucoup de Parisiens qui rêvaient de venir travailler à Marseille peuvent désormais le faire. En 3 h de train, ils sont au soleil. Après Paris, c’est peut-être la Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur (Paca) qui compte le plus d’entreprises web3.

Pratique. Jeudi 12 octobre 2023, à partir de 18h, au Chill Cocktail, 35c cour Honoré d’Estienne d’Orves, 13001 Marseille. Entrée 25€ pour les non-membres, 18€ pour les membres du Club Wallcrypt (deux consommations et buffet inclus).