La grande banque japonaise Mitsubishi UFJ lance un projet pilote avec un stablecoin

Tim Alper
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A Japanese building that houses a branch of Mitsubishi UFJ.
Source: beeboys/Adobe

La mégabanque japonaise Mitsubishi UFJ Financial Group ainsi que des acteurs nationaux de la blockchain ont déclaré s’être associés pour lancer un projet pilote d’interopérabilité baés sur l’utilisation des stablecoins.

Dans un communiqué de presse de Mitsubishi UFJ, l’unité fiduciaire et bancaire de l’entreprise a déclaré qu’elle s’associait avec le développeur de blockchain Datachain, basé à Tokyo. Elle travaillera également avec une plateforme du nom de Progmat Coin et avec le développeur Soramitsu. Ce dernier a travaillé sur la monnaie numérique de la banque centrale cambodgienne (CBDC), avec une crypto lancée avec succès en 2020.

Mitsubishi UFJ Trust and Banking a déclaré avoir entamé une “coopération technique” le 28 mars. Elle a déclaré vouloir développer un système qui permettrait de “réaliser des transferts et des échanges transparents entre les différents stablecoins dont l’émission est prévue au Japon”.

La banque a ajouté qu’elle mènerait une série de “tests” en utilisant des “monnaies numériques régionales” dont le lancement est actuellement “envisagé” dans les banques régionales.

Le projet pilote utilisera plusieurs solutions d'”interconnexion” développées par Datachain. Celles-ci permettent de relier “différentes blockchains”.

La nouvelle solution pilote permettrait aux acteurs financiers de “stimuler l’efficacité” et de “réduire les frais pour les transferts interbancaires, interentreprises et interpersonnels” lors de l’utilisation de stablecoins.

Pourquoi Mitsubishi UFJ s’intéresse-t-elle aux stablecoins ?

L’année dernière, les législateurs japonais ont voté en faveur de clauses relatives à la réglementation des stablecoins qui ont été insérées dans la loi sur les services de paiement.

Ces clauses entreront en vigueur dans le courant de l’année. Elles classent certains stablecoins dans la catégorie des “méthodes de paiement électronique”, ce qui confère aux stablecoins réglementés un statut juridique.

Cette évolution permettra aux banques de lancer leurs propres cryptos adossées à de la monnaie fiduciaire. Notons que différentes banques travaillent déjà sur plusieurs protocoles blockchain et doivent aborder la question de l’interopérabilité.

La Banque centrale du Japon travaille également sur un prototype de yen numérique, qui pourrait également utiliser la technologie blockchain.

Lire: Le Japon devrait demander au G7 et au G20 de renforcer la réglementation envers les cryptomonnaies.

Les principaux acteurs économiques japonais se développent dans les domaines des jetons non fongibles (NFT) et des titres numériques, ce qui pourrait à nouveau poser des problèmes d’interopérabilité.

Mitsubishi UFJ Trust and Banking a laissé entendre qu’elle chercherait également à améliorer l’efficacité des transferts de fonds transfrontaliers. Elle souhaite par ailleurs réduire les frais en explorant des solutions d’interopérabilité pour les “CBDC d’outre-mer”.

Elle a affirmé que sa solution permettrait de “connecter différentes blockchains de manière sûre et pratique” et de créer une “infrastructure financière qui peut être utilisée à l’échelle mondiale.

L’année dernière, la banque a annoncé son intention de lancer un “portefeuille d’actifs numériques”.

La banque fait partie du groupe financier Mitsubishi UFJ – la plus grande banque du Japon et l’un des plus grands groupes financiers au monde.

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