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Affaire QuadrigaCX: un homme perd 422 000 USD

Par Sead Fadilpašić
Affaire QuadrigaCX: un homme perd 422 000 USD 101
Source: iStock/mariana_d

La complexité de l'affaire concernant l’exchange QuadrigaCX et sa fermeture a fait de nombreuses victimes: l'une d'entre elles est un ingénieur en logiciel qui affirme avoir perdu toutes ses économies dans ce fiasco. À cause de lui et d‘autres utilisateurs touchés, l’Ontario Securities Commission (OSC), le plus important organisme de réglementation des valeurs mobilières au Canada, enquête actuellement sur cette affaire.

Tong Zou est un ingénieur en logiciel qui a quitté la Californie pour s'installer à Vancouver au Canada et qui cherchait à économiser sur les frais de transfert. Ça lui a coûté 560 000 CAD (422 000 USD). S'adressant à Bloomberg lors d'un entretien téléphonique, Zou a déclaré: “Je n'utilisais pas [QuadrigaCX] à des fins de transaction. Je voulais simplement transférer mon argent sur mon compte bancaire canadien [...] Ce que je ne savais pas, c'est que mon retrait serait mis en attente, empêchant l’argent d’être déposé dans mon compte bancaire. Résultat, ça fait quatre mois que j'attends”.

Il a acheté des bitcoins aux États-Unis et les a transférés sur l’exchange canadien, puis les a revendus immédiatement pour des dollars canadiens, censés être déposés sur son compte bancaire en octobre, ce qui n'a toujours pas été fait.

"J'allais utiliser cet argent pour faire un dépôt pour un appartement, mais maintenant je ne peux plus le faire", a déclaré Zou. "De plus, je suis à la recherche d'un travail, alors c'est une période assez difficile pour moi". Suite aux problèmes qu'il avait rencontrés à cause de la fermeture de l'exchange, il a été contraint de vivre en utilisant AirBnB. Zou se considère comme “l'un des plus gros utilisateurs concernés”, selon un affidavit qu'il a déposé la semaine dernière dans le cadre de la procédure judiciaire.

Le nombre total de personnes touchées par la fermeture de QuadrigaCX est d'environ 115 000 personnes. La British Columbia Securities Commission a récemment déclaré qu’elle ne réglementait pas QuadrigaCX. Cela a incité l’Ontario Securities Commission à prendre l’affaire en charge, bien que leur porte-parole, Kristen Rose, ait refusé de dire à Reuters s'il s'agissait d'une enquête.

Selon Allan Goodman, coprésident du groupe spécialisé en technologie du cabinet d’avocats Goodmans LLP, l’OSC est peut-être en train de vérifier si QuadrigaCX a enfreint ou non des lois. Dans ce cas, elle pourrait intenter une action contre la société ou ses dirigeants et administrateurs. "Si cela réussissait finalement, on pourrait supposer que toute récupération monétaire pourrait être utilisée pour faire face à d'éventuelles pertes pour les clients", a-t-il déclaré.

Comme indiqué la semaine dernière, un tribunal canadien a placé QuadrigaCX sous protection administrative, lui accordant une protection de 30 jours contre les créances des créanciers.

L’exchange, le plus important au Canada, semble également avoir de gros problèmes d’endettement et essuie des accusations de fraude.

Comme de nombreux experts l'ont souligné, les utilisateurs de cryptos devraient conserver leurs clés privées de leurs actifs hors ligne, par exemple dans des portefeuilles matériels tels que
Ledger, Trezor, KeepKey ou d’autres.

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