Retour sur la troisième édition du Paris Blockchain Summit

La troisième édition du Paris Blockchain Summit s’est tenue vendredi 8 juillet 2022 à la Palmeraie. Au programme, des conférences, panels de discussion et ateliers rassemblant acteurs privés et institutionnels. Cryptonews y était et vous relate l’évènement.

Rassembler des acteurs de la blockchain pour stimuler la création

Le Paris Blockchain Summit Mainstream Edition a réuni, le 8 juillet 2022, 50 experts internationaux venus partager leur vision quant à l’avenir des NFT, de la DeFi, de la GameFi, des stablecoins ou encore du paysage régulatoire européen.

Dans le cadre luxuriant de la Palmeraie, à Paris, le salon a tenu à faire la part belle au débat en réunissant des acteurs de différents horizons autour de panels de discussion, parfois animés. A ce sujet, Rémy Ozcan, président de la Fédération Française des professionnels de la blockchain (FFPB) et co-organisateur de l’évènement nous a confié :

« Le secteur de la blockchain va représenter 45 milliards de dollars d’ici 2025 selon le Forum économique mondial. Il est donc important que l’on puisse, à l’occasion d’évènements comme celui-ci, réunir des speakers de haut niveau, des penseurs plus libres mais également des acteurs qui ont une approche plus conservatrice. »

La troisième édition du Paris Blockchain Summit s’est tenue vendredi 8 juillet 2022 / Photo: Lyna-Ali Chaouch

Les organisateurs ont tenu à proposer un événement à taille humaine plus fertile, à leur sens, aux échanges porteurs entre les participants. A ce propos, Remy Ozcan a ajouté :

« L’ADN de cet évènement c’est de privilégier la qualité à la quantité. Quand on participe à de gros événements, en termes de nombre de participants, on est souvent dans du marketing de masse. Les participants se targuent de pouvoir dire qu’ils y étaient mais derrière cela, aboutit-on sur de la création de valeur. Très rarement. »

La réglementation européenne des cryptomonnaies au cœur des discussions

S’il n’était qu’une esquisse il y a peu, le paysage régulatoire des cryptomonnaies s’est peu à peu dessiné, au cours des derniers mois, au sein de différents pays. L’adoption de réglementations contraignantes, si elle peut, d’une part, rassurer le consommateur, inquiète également, d’autre part, les entrepreneurs de la blockchain.

Le projet de cadre réglementaire européen MiCA (Markets in Crypto-Assets), qui a reçu un accord provisoire de Conseil de l’UE en novembre dernier, était l’objet de toutes les attentions lors du Paris Blockchain Summit.

Source : Adobe Stock

Un cadre de protection, une licence MiCa

A cet égard, les représentants institutionnels présents lors du salon ont insisté sur la nécessité d’offrir, aux consommateurs européens, un cadre de protection. L’émission de de stablecoins sera notamment conditionnée par l’obtention d’une licence Mica, obtenue par les émetteurs une fois qu’ils auront, entre autres, démontré être en possession de fonds de réserve suffisants.

John Ho, directeur de département au sein de la banque britannique Standard Chartered, a notamment défendu que l’objectif des régulateurs œuvrant sur le projet Mica visait précisément à prévenir des situations telles que celles traversées par Celsius ou Voyager Digital. À ce propos, Dimitrios Psarakis, économiste monétaire et ancien haut-fonctionnaire européen, a évoqué un plafond qui pourrait être imposé aux plateformes de DeFi et qui limiterait la part des actifs des utilisateurs qu’elles pourraient investir.

Joana Deto, chargée de la lutte contre le crime financier au sein de l’Autorité bancaire européenne, a, par ailleurs, répondu aux inquiétudes des entreprises du secteur de la blockchain en défendant que MiCA permettra à l’Union européenne de gagner en compétitivité. Elle a déclaré à ce propos : 

« MiCA n’est pas parfait, en revanche, comme ce fut le cas du RGPD, il permettra à l’Europe de montrer la voie et de gagner en compétitivité, en offrant aux entreprises un cadre harmonisé et sécurisé ».

Exit le Play-to-Earn, place au Play-to-Own

 L’un des points à retenir de ce salon réside également dans la volonté manifeste de certains développeurs d’applications de Play-to-Earn de transiter vers un nouveau modèle. Jean-Nicolas Hinard, CEO de Wagmi Studio France et Clément Fermaud, fondateur de France Crypto, ont, en effet, d’ores et déjà relégué le Play-to-Earn au passé.

Selon eux, il est crucial, pour les développeurs à l’avenir, de proposer des applications sur lesquelles le plaisir du jeu constitue l’essentiel de l'expérience utilisateur. Les gains en crypto-actifs seraient dès lors secondaires. L’avantage principal de ce modèle de “Play-and-Earn” serait de générer une adoption plus massive en permettant, à ces applications, de s’extraire de la niche des amateurs de cryptomonnaies.

Par ailleurs, l’ambition présentée, à terme, serait de tendre vers du “Play-to-Own”. Selon ce concept, le joueur, attiré par l’attrait du jeu, étofferait son portefeuille, convaincu du potentiel sur le long terme de ses crypto-actifs, sans être stimulé par un appât du gain immédiat.

Vers une quatrième édition ?

Les organisateurs du Paris Blockchain Summit ont souhaité, avec cette édition, envoyer un signal fort à l’ensemble de l’écosystème en rappelant l’importance de créer du lien entre des acteurs de différents horizons et nourrissant des intérêts parfois divergents. Selon Rémy Ozcan, ce pari est réussi, dès lors, l’organisation d’une édition 2023 a été confirmée. 

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