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L'autorégulation des cryptos fait un pas de plus aux États-Unis

Par Fredrik Vold
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Source: iStock/Rawpixel

Quatre exchanges cryptos basés aux États-Unis ont annoncé qu'ils mettaient en place une entité qu'ils espèrent devenir un organisme d'autoréglementation pour les "commodités virtuels".

Le groupe, surnommé «Groupe de travail sur les associations de commodités virtuels», aura pour objectif d’aider les institutions financières et les grands investisseurs à se lancer dans la crypto, d’établir des normes pour l’industrie, et, à terme, de former une organisation auto-régulée pour des commodités numériques comme le Bitcoin et l’Ethereum”, selon Business Insider.

Selon une source citée par le site Web, l'organisation nouvellement créée vise à fonctionner de manière similaire aux organisations d'autoréglementation du monde de la finance traditionnelle, en travaillant sur des choses comme “établir de meilleures pratiques pour le secteur, chercher des façons d’augmenter la liquidité ou encore éradiquer la manipulation du marché".

Les quatre exchanges américains derrière ce groupe sont:
bitFlyer, Gemini, Bitstamp, et Bittrex. Business Insider a toutefois noté que Coinbase ne ferait pas partie du nouveau groupe, ce-dernier ayant refusé de faire tout commentaire, selon Business Insider.

Tyler and Cameron Winklevoss, les jumeaux crypto-investisseurs derrière l’exchange Gemini, travaillent sur la mise en place d'une telle organisation depuis mars, date à laquelle ils ont d'abord proposé de créer une nouvelle organisation sous le nom de Virtual Commodity Association.

Depuis le début de l’année, les exchanges cryptos ont commencé à se regrouper dans le but non seulement de former des associations pour l’industrie, mais aussi d’élaborer des codes de conduite à suivre par chacun des joueurs.

Cependant, même si c’est évidemment une bonne chose qu'ils se soient engagés ouvertement à respecter des normes plus fermes, il est clair qu'une grande partie de cet engagement est le résultat des menaces d'une réglementation gouvernementale plus stricte. Il n'est donc pas tout à fait certain que ces nouvelles associations en cours de formation seront davantage axées sur la réglementation et la mise en application, que sur les relations publiques et le lobbying auprès du gouvernement.

Par exemple, en Corée du Sud, les exhanges ont promis qu'ils cesseraient d'ajouter de nouveaux jetons et commenceraient à appliquer les directives du gouvernement qui exigeait d’utiliser les vrais noms des clients. Mais dans la plupart des cas, ils ne l’ont pas fait.

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