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Mark Zuckerberg se contredit dans son témoignage

Par Sead Fadilpašić
Mark Zuckerberg se contredit dans son témoignage 101
Mark Zuckerberg. Source: une capture d’écran, Youtube, CNBC Television

Très souvent, les déclarations de Facebook suscitent la confusion et les projets du célèbre réseau social ne sont pas toujours clairs. Le dernier exemple en date concerne le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, qui a fait à propos de Libra des déclarations quelque peu contradictoires au sujet de la politique monétaire

Dans une lettre, publiée avant l'audience devant le Comité de la Chambre des États-Unis sur les services financiers le 23 octobre, Zuckerberg a fait référence à un milliard de personnes dans le monde et à 14 millions d'entre elles aux États-Unis qui n'ont pas accès à un compte bancaire, déclarant que "Le système actuel les a lâché". Il a affirmé que Libra voulait mettre le pouvoir entre les mains des citoyens et que "donner aux gens le contrôle de leur argent" était également quelque chose d’important.

Cependant, il a dit un peu plus tard dans son témoignage: "Je veux être clair: ce n'est pas une tentative de créer une monnaie souveraine". Libra est un moyen "de transférer de l’argent", comme les services en ligne existants. "La politique monétaire relève de la compétence des banques centrales et non de Libra", a déclaré le PDG, ajoutant que l'association Libra ne serait "pas en concurrence avec les monnaies souveraines ni ne pénétrerait dans l'arène de la politique monétaire", mais "fonctionnerait avec la Réserve fédérale et d’autres banques centrales responsables. Nous nous attendons à ce que le cadre réglementaire mis en place pour l’Association Libra garantisse qu’elle ne pourra pas intervenir dans la politique monétaire”.

Ainsi, le PDG de Facebook semble dire que ce que propose Libra est “un moyen simple, sûr et stable de virer de l’argent”, ce qui donnerait “plus de pouvoir” aux utilisateurs. Il n’a en revanche rien dit sur la question de la politique monétaire.

En juillet, lors du deuxième jour d'audience, David Marcus, co-créateur de Libra et responsable du portefeuille Calibra, n'a pas exclu que des restrictions d'utilisation de Libra puissent être appliquées, par exemple si quelqu'un a été banni de Facebook. Cela peut aussi être considéré comme contradictoire avec la déclaration de donner le contrôle de l'argent à l'utilisateur final plutôt qu'à l'autorité centralisée.

Lire aussi: Facebook envisage une nouvelle version de Libra qui ressemble au projet de Binance.

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