Visa participe au développement d’un projet de CBDC alimenté par la blockchain au Brésil

Tim Alper
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A man’s hand holds a plastic credit card decorated with the colors of the flag of Brazil.
Source:  bennian_1/Adobe

Visa, le géant des paiements et le Brésil viennent de présenter un nouveau projet de blockchain et de monnaie numérique de la banque centrale (CBDC) au Brésil.

Selon le média brésilien Livecoins, la société a été sélectionnée par la banque centrale brésilienne afin d'”explorer” les “cas d’utilisation” de la technologie blockchain pour le prototype de la monnaie numérique.

La banque espère lancer sa crypto dans le courant de l’année.

Elle a également affirmé que les jetons viseront à faciliter l’activité des entreprises locales. La proposition de Visa a été élaborée en partenariat avec Agrotoken, Microsoft et Sinqia.

L’entreprise propose une plateforme financière destinée aux petites et moyennes entreprises (PME).

Selon Visa, cette solution serait particulièrement intéressante pour les petits exploitants et les entreprises agricoles. En effet, la plateforme inclut une solution d’interopérabilité, une innovation de Visa appelée Universal Payment Channel (UPC).

Ainsi, selon l’entreprise, grâce à l’UPC, les commerçants et les entreprises ” ont la possibilité d’établir une connexion entre ” la CBDC brésilienne et ” d’autres CBDC, des stablecoins ou des dépôts sous forme de jetons “.

Selon les quatre firmes (Visa, Agrotoken, Microsoft et Sinqia), ce système offrira aux acteurs de l’industrie agricole la possibilité d’utiliser le Real numérique “sur différents marchés et différentes plateformes.”

Par ailleurs, les entreprises ont affirmé que la plateforme contribuerait à “élargir les options de financement disponibles pour les PME en vue de financer leur activité en toute sécurité et sans friction.”

De plus, elles ont déclaré que cette solution “réduira les inconvénients liés au manque d’accès aux services traditionnels”.

Le projet CBDC de Visa basé sur la blockchain décollera-t-il au Brésil ?

Catherine Gu, la responsable mondiale de la CBDC chez Visa, évoque l’exemple suivant : ” la possibilité pour un producteur de soja [brésilien] de créer et de vendre aux enchères, à l’échelle mondiale, un contrat qui a été tokenisé sur une version autorisée de la blockchain Ethereum, grâce à différentes formes interopérables d’argent. “

Les développeurs de la plateforme affirment que celle-ci intègre les processus financiers et les actifs existants dans le protocole de la blockchain. Selon eux, cette démarche “permettra aux agriculteurs de transformer les contrats traditionnels en jetons”.

Pour ce faire, Visa affirme avoir fait appel à “l’expertise d’Agrotoken en matière de symbolisation des produits agricoles”.

Pour Visa, cette démarche devrait permettre la transformation des documents juridiques brésiliens existants en “jetons non fongibles négociables (NFT) sur la blockchain“.

La société de paiement a ajouté avoir mis au point une “solution d’enchères scellées” sur la plateforme. Pour ce faire, Visa a fait appel à la technologie des contrats intelligents.

Selon Visa, cette technologie donnera la possibilité à un pool d’investisseurs blockchain mondiaux de “participer au processus de développement” et de financement des PME.