Voilà à quoi ressemble le nouveau metaverse

Matthieu Dumas
| 8 min de lecture

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Après avoir regardé l’interview de Mark Zuckerberg par Lex Fridman dans le metaverse, nous ne savions pas comment réagir : est-ce effrayant ou fascinant ? Bien loin des avatars sortis tout droit d’un mauvais jeu vidéo que nous avait présenté Mark Zuckerberg, la qualité des avatars dans le « nouveau metaverse » est… Impressionnante. Jugez par vous-mêmes :

Une avancée impressionnante


Il n’y a pas à dire, le nouveau scan pour les avatars est impressionnant. Mis à part quelques bugs aux niveaux des yeux de temps à autre, le rendu est quasiment parfait, une véritable révolution par rapport aux premiers avatars qui nous avaient été présentés :

D’un modèle 3D qui a l’air de sortir tout droit d’un jeu de PlayStation 1, aux nouveaux avatars photo réalistes présents dans cette interview… une chose est sûre, Meta en a fait du chemin. L’ensemble de cette interaction entre Lex Fridman et Mark Zuckerberg nous révèle à quel point la technologie a avancée et évolué, et comment elle pourrait façonner les communications en ligne.

Entre la réactivité par rapport aux expressions de visages, les jeux de lumière changeants ( à 1:15 dans la vidéo), la qualité des avatars qui ont « assez de défauts pour paraitre réel »… Quest 3 est une révolution.

Tout au long de l’interview, Lex Fridman exprime son émerveillement devant le réalisme des avatars. « C’est magnifique » « Je n’arrive pas y croire » « C’est ça le futur… » L’hôte du podcast ne se tarit pas d’éloges pour la technologie, et il est n’est pas le seul.

Sur internet, les utilisateurs de YouTube et Reddit sont tout aussi impressionnés :

Commentaire Metaverse
“Mon Dieu, c’est incroyable. 2 robots dans un cybermonde, avec des visages copiés de la vie réelle collés sur eux. Lex est toujours à la pointe de l’innovation.” Commentaire sur la vidéo YouTube du Podcast.

 

meta commentaire reddit
“Cela mériterait beaucoup plus de vues. Je pense que les gens ont vu le titre et pensent qu’il s’agit d’une ancienne interview. Non, c’est révolutionnaire et c’est un aperçu de l’avenir proche. Et une partie de ce dont Mark parlait avec ses rêves de metavers.” Commentaire sur le post Reddit du Podcast.

Un renouveau pour le Metaverse


Une chose est sûre, si le metaverse ressemblait à ça lors de son annonce initiale, l’engouement aurait été bien différent. Au lieu de se moquer des avatars simplistes et caricaturaux de Mark Zuckerberg, les internautes auraient été éblouis par les avatars photoréalistes et expressifs du Quest 3.

Au lieu de douter de la pertinence et de la faisabilité du projet, les gens auraient été séduits par les possibilités et les expériences offertes par le metaverse. Bref, le metaverse aurait été accueilli avec plus d’enthousiasme et moins de scepticisme.

Mais cela n’a pas trop l’air de déranger le CEO de Meta, qui raconte dans l’interview que la technologie n’est pas encore au point, et que le scepticisme est normal, car de telles avancés technologiques prennent du temps. Il explique aussi être tout à fait conscient de la perte d’argent que la société engendre dans le projet, mais il se dit confiant quant aux résultats.

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Rendre les avatars le plus humains possible


Zuckerberg a expliqué que la création de ces avatars photoréalistes s’est faite par le biais de scans de leurs visages. Ces scans ont ensuite été condensés en un codec, ce qui a facilité l’envoi de leurs avatars photoréalistes sur internet.

Au cours de cette conversation, Fridman a remarqué que ces avatars ressemblaient « étonnamment à des êtres humains, avec toutes leurs imperfections telles que les taches de rousseur et les rides. » Le PDG de Meta a souligné qu’ils avaient cherché à capturer les subtilités des émotions humaines, y compris le pouvoir expressif des yeux. Selon Zuckerberg, leur intention était de reproduire les nuances de la communication non verbale dans le Metaverse.

Il explique que ces avatars sont si réels grâce à la « mixed reality » (réalité mixte ou MR). D’après lui une des premières erreurs de Meta dans la conception des avatars, était de vouloir tout crée en réalité virtuelle (VR) :

« En MR les avatars sont plus faciles à faire, plus réalistes, et consomment moins d’énergie »

Sur le ton de la blague, il a aussi indiqué pouvoir donner la capacité aux gens de modifier le « Taux d’expression du visage ». En effet, le CEO de Meta est souvent moqué sur internet parce qu’il sourirait et parlerait trop « Comme un robot ». Il indique dans l’interview que les capteurs sont assez intelligents pour donner « plus ou moins » d’expression au visage, afin que le tout reste le plus naturel possible.

Bien qu’à l’heure actuelle, seuls quelques individus testent ces avatars photo réalistes en code, et que cela nécessite beaucoup de temps pour gérer les scans et les convertir en codec, Zuckerberg envisage un avenir où il serait plus facile pour les gens de créer leurs propres avatars en utilisant simplement leur smartphone.

« J’oublie que tu n’es pas réel »


L’animateur a été profondément impressionné par le réalisme de l’expérience. Alors que discerner l’essence d’une expérience peut s’avérer ardu en observant un écran 2D, Fridman a partagé son émerveillement face à la sensation incroyable qu’il a éprouvée en parlant simplement à Zuckerberg.

Malgré la distance qui les séparait, il a ressenti sa présence directement en face de lui. Fridman a également relevé la précision des expressions faciales, qui lui ont permis de décoder le langage corporel de Zuckerberg avec une aisance déconcertante. Il a même ajouté :

« J’oublie que tu n’es pas réel, j’ai l’impression que tu es là, avec moi. »

Enfin, pas vraiment le langage « corporel », en fait, les deux hommes étaient dépourvus d’une partie de leur corps pendant leur conversation. Zuckerberg a expliqué que cette dimension constituait un défi plus complexe à relever, similaire au long processus nécessaire pour doter les avatars de jambes dans les Mondes Horizon de Meta.

Cependant, une fois cette étape franchie, les individus pourront interagir dans le Metaverse tout en conservant leur apparence physique authentique. Cette perspective est pour le moins captivante, pourvu que l’entreprise réussisse à la réaliser.

Ce développement pourrait ouvrir la voie à une adoption plus large et à une expérience plus immersive dans le Metaverse, où la communication et l’interaction se rapprocheraient encore plus de la réalité humaine, grâce à ces avatars dotés de subtilités émotionnelles et de caractéristiques physiques authentiques.

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De la moquerie a la peur


Lorsque Mark Zuckerberg a dévoilé ses premiers avatars en octobre 2021, lors du changement de nom de Facebook, la moquerie s’est rapidement propagée. Ces avatars étaient simplistes, caricaturaux, dépourvus de jambes, d’expressions et de réalisme. Ils ont été comparés à des personnages de jeux vidéo des années 1990 ou à des poupées sans âme. Le public s’est moqué de Zuckerberg et de son Metaverse naissant, le trouvant ridicule et déconnecté de la réalité.

Cependant, tout a changé avec cette interview. Lorsque Zuckerberg a présenté ses nouveaux avatars, ils étaient si fidèles qu’ils donnaient l’impression d’être face à face avec son interlocuteur. Cette avancée technologique rapide et impressionnante a suscité non plus la moquerie, mais la peur, en soulevant des questions éthiques et morales sur l’utilisation de ces avatars. Zuckerberg a par exemple affirmé que ces avatars pourraient être utilisés pour recréer des versions virtuelles de personnes décédées.

Nouvelle qui a fait peur à la presse d’outre-mer :

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Le projet de Zuckerberg a été qualifié de « plutôt fou » par certains médias, tandis que d’autres ont affirmé qu’il « choquait le monde avec cette première interview inquiétante ». Ce passage de la moquerie à l’inquiétude est le reflet de l’ampleur du progrès technologique, de la complexité du concept de Metaverse et des enjeux sociaux, éthiques et environnementaux que cette nouvelle réalité soulève. Face à cette évolution rapide et aux défis qu’elle pose, il est essentiel d’adopter une attitude vigilante, critique, curieuse et responsable.

Le Quest 3 de Meta : la fiche technique

Penchons-nous rapidement sur la fiche technique du dernier cri en matière de matériel de réalité virtuelle : le Quest 3 de Meta. Ce casque autonome est le successeur du Quest 2, lancé en octobre 2020. Contrairement à son prédécesseur, il ne nécessite ni PC ni smartphone pour fonctionner. Avec un écran OLED de 5,5 pouces et une résolution de 2560 x 1440 pixels par œil, le Quest 3 offre une augmentation impressionnante de 50 % par rapport au Quest 2. De plus, il propose un champ de vision de 120 degrés, contre 90 degrés pour son prédécesseur. Le tout, pour 500$.

Le Quest 3 intègre également la technologie de réalité mixte, ce qui a été utilisé pendant l’interview, qui permet de fusionner les images virtuelles avec le monde réel. Équipé de quatre caméras, le casque capte l’environnement extérieur et le retransmet sur l’écran. Ainsi, l’utilisateur peut voir son propre corps, ses mains et les objets qui l’entourent tout en interagissant avec des éléments virtuels. De plus, le Quest 3 propose un mode pass-through qui permet de voir le monde réel sans avoir à retirer le casque.

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Le Metaverse en Pleine Évolution


Après avoir plongé dans l’interview de Mark Zuckerberg par Lex Fridman dans le Metaverse, une question persiste : est-ce fascinant ou effrayant ? Les avatars présentés dans cette interview sont bien loin des représentations simplistes qui avaient fait l’objet de moqueries lors du changement de nom de Facebook. La qualité des avatars dans ce « nouveau Metaverse » de Meta est tout simplement impressionnante.

Tout au long de l’interview, Lex Fridman exprime son émerveillement devant le réalisme de ces avatars, et il n’est pas le seul à être subjugué. Sur internet, les réactions des utilisateurs de YouTube, Reddit et d’autres plateformes sont tout aussi enthousiastes.

Zuckerberg a expliqué que ces avatars étaient si réalistes grâce à la « mixed reality » (réalité mixte ou MR) et au scan minutieux de visages. L’objectif était de capturer les subtilités des émotions humaines, y compris le pouvoir expressif des yeux, afin de reproduire les nuances de la communication non verbale dans le Metaverse.

Alors que nous nous émerveillons de cette avancée technologique, nous nous retrouvons également à nous interroger sur les implications éthiques et morales, notamment la possibilité de recréer virtuellement des personnes décédées, comme dans un épisode de Black Mirror, ou tout simplement de coller le visage de n’importe qui, n’importe où.

Ce voyage du fascinant à l’inquiétant reflète la rapidité du progrès technologique, la complexité du concept de Metaverse et les enjeux sociaux, éthiques et environnementaux qu’il soulève.