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La Corée du Sud adopte une loi obligeant parlementaires et hauts fonctionnaires à divulguer leurs avoirs en crypto

L’Assemblée nationale de Corée du Sud a adopté à l’unanimité un projet de loi qui oblige les parlementaires et les hauts fonctionnaires à rendre compte de leurs actifs crypto. C’est l’agence de presse locale News1 qui a révélé cette information à l’issue de la séance plénière du 25 mai.

Le projet de loi comportait des amendements à la loi sur l’Assemblée nationale et à la loi sur la déontologie dans la fonction publique. Ces amendements ont tous été adoptés sans vote contre. Ils obligent donc les parlementaires à déclarer ce qu’ils possèdent en crypto-monnaie sur la liste des biens déposée par chacun d’entre eux. Cette obligation s’applique aussi aux hauts fonctionnaires et aux ministres.  

La nouvelle règle provient d’un scandale politique majeur

Début mai, il a été découvert que Kim Nam-kuk, ancien membre du principal parti d’opposition démocrate de Corée du Sud, avait déjà détenu au moins 4,5 millions de dollars en jetons Wemix. Les révélations ont immédiatement suscité des inquiétudes quant au blanchiment d’argent potentiel, aux conflits d’intérêts et à l’utilisation d’informations privilégiées.

Le gouvernement sud-coréen a rapidement réagi au problème en lançant une initiative juridique largement connue sous le nom de loi de prévention Kim Nam-kuk.

Cette nouvelle législation qui vient donc d’être adoptée, devait initialement entrer en vigueur en décembre 2023 après un délai de grâce de six mois. Cependant, certains parlementaires ont demandé instamment l’application du changement d’ici juillet.