06 févr. 2021 · 5 min read

Les alchimistes: les vrais chercheurs d’or

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Et si on changeait le plomb en or? Non, attendez, j’ai mieux: et si on changeait...n’importe quel métal en or! Et si on devenait alchimiste!

Quand on n’a pas la chance d’avoir le talent de Midas, ce roi de la mythologie grecque qui transformait tout ce qu’il touchait en or, il faut bien se débrouiller autrement pour accumuler le précieux métal. On peut aller le chercher à la source, comme on vous l’avait raconté dans notre article sur la ruée vers l’or en Californie, mais on peut aussi essayer de le créer à partir d’autres métaux et là on tombe dans le monde fascinant des alchimistes, des personnes persuadées qu’en provoquant la bonne réaction chimique, c’était possible de jouer les Midas.

L’alchimie: une vieille fascination universelle

On ne vous apprendra rien en vous disant que l’or fascine depuis des siècles (Le plus vieil objet en or retrouvé à ce jour a plus de 6 000 ans) et qu’il est donc très logique que très tôt dans l’histoire de l’Humanité, des gens aient essayé d’en fabriquer eux-mêmes. Selon les continents, on trace l’apparition des premiers alchimistes à des périodes différentes. Au 4e siècle avant J.-C. en Chine, au 6e siècle en Inde et au début de notre ère dans l'Égypte gréco-romaine puis dans le monde arabo-musulman.

Le laboratoire de l'alchimiste (1551) de Jan van der Straet / Wikipedia
Le laboratoire de l'alchimiste (1551) de Jan van der Straet / Wikipedia

Mais c’est vraiment à partir du Moyen Âge que cette étrange discipline entre la science et la foi commence à se développer, la période la plus faste étant la Renaissance. On estime que jusqu’à la fin de 17e siècle, les mots “alchimie” et “chimie” étaient synonymes et qu’on les utilisait indifféremment, une chose qui ferait dresser les poils de n’importe quel chimiste de notre époque. Évidemment, au 18e siècle, le Siècle des Lumières et du triomphe de la chimie moderne d’Antoine Lavoisier, l'alchimie entre dans une période de déclin sans toutefois disparaître totalement. Et la science alors? Que dit-elle? L’or est-t-il… fabricable ou pas?

Créer de l’or grâce à la science, c’est possible!

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Les alchimistes cherchent depuis toujours à créer de l’or (ou de l’argent) artificiellement en partant de métaux moins nobles tels que le plomb ou le mercure, mais est-ce que leurs expériences avaient tout de même une chance d’aboutir ou bien étaient-elles vouées depuis le départ à un cuisant échec? Un article de Futura-Sciences nous apprend que l'université française de Lille 1 s’est penchée sur cette vieille question.

Avis à tous les alchimistes en herbe qui liront cet article, nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer. La bonne: oui c’est possible d’un point de vue théorique, de transformer du métal en or. La mauvaise, c’est qu’en pratique… ça ne va pas pouvoir se faire dans votre grenier de façon artisanale avec quelques éprouvettes et une pierre philosophale d’occasion. “On sait aujourd'hui que c'est impossible avec une simple réaction car cela demande d'agir au sein même des noyaux d'atomes. Pour transformer un atome de plomb en atome d’or, il faudrait casser son noyau pour en réarranger le nombre de protons et de neutrons”, explique l’article.

Mais il ne faut pas désespérer car on sait désormais qu’on peut transformer du mercure en or, il faut cependant pour cela une énorme quantité d'énergie. “Le laboratoire d'Oak Ridge, aux États-Unis, y est parvenu avec des quantités néanmoins trop infimes pour être exploitables”.

Le laboratoire national d'Oak Ridge (Université du Tennessee) / research.tennessee.edu

Peut-être que dans quelques années, quelques décennies, il sera possible de transformer le mercure en or autrement que dans le laboratoire d’une université, mais en attendant, le plus sage est peut-être de regarder du côté numérique de la Force…

Bitcoin: encore plus fort que l’alchimie

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Pour beaucoup de gens, aussi bien des particuliers que des grosses entreprises cotées au Nasdaq ou des fonds d’investissements, le Bitcoin est désormais considéré comme de l’or numérique. Il présente même pour de nombreux observateurs et spécialistes, bien des avantages sur sa version métal. Plus facilement transférable, divisible et sécurisable, le BTC partage avec sa version qui brille la notion de rareté. Pas plus de 21 millions de bitcoins seront mis en circulation. Et là où Satoshi Nakamoto, l’inventeur du Bitcoin, a fait encore plus fort que tous les alchimistes que la Terre ait portés, c’est qu’il ne s’est pas contenté de transformer une matière existante en or, il a carrément créé de l’or (virtuel) à partir de rien. Avec son cerveau de génie, il a réussi à inventer la rareté numérique parfaite, le Bitcoin. Désolé cher Lavoisier, votre célèbre maxime « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » ne s’applique pas vraiment à Satoshi le crypto-chimiste des temps modernes.

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