Fan de Michael Jackson ? Sa première maquette de 1967 disponible en édition limitée en NFT

Yann-Olivier Bricombert
| 4 min read

C’est une pièce de collection unique qui ravira les millions de fans du Roi de la pop : une version numérique de “Big Boy”, la toute première démo des Jackson 5 en studio datant de 1967, sera accessible ce jeudi 7 décembre sous forme d’un “vinyl digital” au format NFT à partir de 25 dollars (environ 23 €).

La toute première démo du Roi de la pop


Le 13 juillet 1967, Michael Jackson et ses quatre frères Jackie, Tito, Marlon et Jermaine, sont accueillis dans un petit studio de musique confidentiel de Chicago, One-Derful Records. Au cours de cette session, le jeune prodige va poser sa voix sur un titre, Am A Big Boy Now, mais le label est sur le point de fermer et la chanson ne sera finalement jamais publiée.

Un vinyl numérique en édition limitée


Cinquante-huit ans plus tard, cette version oubliée de “Big Boy” du label One-Derful est sur le point de trouver une seconde vie grâce à la blockchain. La version inédite du morceau sort sous la forme d’un “vinyl digital” ce jeudi 7 décembre, avec des pistes audio jamais entendues auparavant, des enregistrements des Jackson’s et des visuels originaux.

L’opération est menée par la plateforme suédoise anotherblock, fondée en 2021 par les entrepreneurs Michel D. Traore, Sebastian Ljungberg et Filip Strömsten. Le NFT, accessible au prix de 0,0453 ETH (ou 100 dollars), restera disponible pendant 48 heures sur la plateforme, avant de basculer sur le second marché. Une version non-limitée – mais avec moins de contenus rares, restera quant à elle accessible pendant quatre jours, au prix de 25 dollars.

Rihanna, Justin Bieber, The Weeknd déjà sold-out


Basée à Stockholm, anotherblock permet aux fans de musique de devenir co-propriétaires des plus grands tubes mondiaux, sous forme de royalties ou d’objets numériques de collection.

Parmi les opérations déjà réalisées, on peut citer le titre “Company” de Justin Bieber, où chacun des quelque 2000 NFT vendus au prix de 0,17 ETH l’unité équivalait à détenir 0,0005% des droits de streaming de la superstar canadienne sur une période de plusieurs mois. Ou encore, “Acquainted” de The Weeknd, une série de 400 NFT qui offrait 0,0025% des droits de streaming du chanteur américain sur quelques semaines.

Tout comme pour les 300 unités du tube B*tch Better Have My Money de Rhianna, mintés entre janvier et février dernier, tous les drops de la plateforme se sont vendus jusqu’au dernier, faisant de chaque évènement un succès.

La propriété numérique et l’industrie musicale


C’est la société new-yorkaise Recordpool, label web3 qui se présente comme un “pont entre la riche histoire des artistes emblématiques et les possibilités infinies du web3”, qui a assuré les aspects techniques du projet. Le vinyl numérique est crypté via le protocole LIT, et les données sont stockées de manière décentralisées sur Arweave.

“La musique a une valeur intrinsèque, les artistes devraient avoir le contrôle de sa distribution, et les acheteurs méritent une véritable propriété de la musique qu’ils achètent”, peut-on lire sur la page de la plateforme dédiée au drop.

D’autres initiatives comme l’application Sound permettent de soutenir les artistes en possédant un NFT associé à un morceau de musique. Le rappeur Snoop Dog a d’ailleurs investi dans la plateforme et produit une playlist originale, pour le plus grand bonheur de ses fans.

“Nous continuons à expérimenter pour élargir le concept de propriété numérique au sein de l’industrie musicale”, a indiqué Michel Traore, le CEO d’anotherblock, au magazine Billboard.

“C’est très différent d’une sortie musicale “normale”, et il est intéressant d’essayer un tout nouveau format et de voir quelle est la réaction. J’espère vraiment que nous pourrons reproduire une partie de la sensation que procure la possession d’un disque vinyle physique – c’est notre objectif avec ce nouveau format !

Les propriétés de l’édition limitée du NFT “Big Boy” des Jackson 5 (© Anotherblock)

En accord avec Katherine Jackson, la mère de Michael, une partie des revenus de la vente seront reversés à la fondation Legacy, qui oeuvre dans le comté de Lake dans l’Indiana, d’où est originaire la famille Jackson. Les ventes de disques des Jackson 5 sont quant à elles estimées à environ 100 millions à travers le monde, ce qui en fait l’un des plus grands groupes de l’histoire de la musique.


Sources : Anotherblock, Billboard.


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