Rise, la plateforme Web3 qui permet de payer ses employés en crypto partout dans le monde

Yann-Olivier Bricombert
| 3 min de lecture

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La plateforme Rise se spécialise dans les solutions de gestion de paie en crypto pour les projets Web3 et leurs employés et leurs freelances. Elle a levé 3,8 millions de dollars et ambitionne de développer de nouveaux services en 2024. Rencontre avec son co-fondateur et CEO, Hugo Finkelstein.

Comment payer ses employés et ses freelances en cryptos

Comment payer des contributeurs répartis partout dans le monde, utilisant des devises différentes, et certains uniquement des cryptos ? La plateforme Rise a décidé de s’attaquer à la complexité administrative rencontrée par les startups web3 et les DAOs lorsqu’il s’agit de payer ses salariés en cryptos. Les projets peuvent gérer la paie de leurs collaborateurs en USDC, USDT, Dai, mais aussi avec de nombreuses autres cryptomonnaies, grâce à une connexion avec le DEX Uniswap et la blockchain Arbitrum.

“On fait face à une démocratisation du travail, où il est possible d’embaucher quelqu’un n’importe où dans le monde. Beaucoup de contributeurs veulent se faire payer en crypto, et il manquait une solution qui facilite l’automatisation, avec des taux de change en fiat compétitifs”, indique Hugo Finkelstein, co-fondateur de Rise, à Cryptonews.

Une première levée de 3,8 millions de dollars

La startup compte des clients parmi les grands noms de la blockchain comme le protocole de staking DeFi Lido ou encore le site Bitcoin.com, et revendique plus de 10 millions de dollars de paiements réalisés depuis son pivot stratégique de 2022 (au départ, c’était une place de marché pour connecter les freelances). En avril denier, Rise a bouclé un tour de table en seed de 3,8 millions de dollars auprès de huit investisseurs cryptos et traditionnels, mené par Sino Global et Polymorphic Cap. Elle emploie 15 personnes.

40% des salaires versés en cryptos

La moitié des clients de Rise se trouvent aux États-Unis. 40% des paiements de salaires se font en cryptos, dont “95% en stablecoin” précise le PDG Hugo Finkelstein. “Nous voulons automatiser les paiements de façon à ce que les managers n’aient plus à se prendre la tête”. En 2024, la plateforme vise une nouvelle levée de fonds au deuxième trimestre.

Alors que les organisations autonomes décentralisées (DAO) ont gagné en visibilité depuis 2021, la tendance semble être à une “professionnalisation” de l’écosystème.

“On voit de plus en plus de vrais cas d’usage ces dernières années, là où auparavant, il n’y avait parfois qu’une équipe de contributeurs dans une DAO et des membres qui venaient chercher des tokens. Le shift s’est fait il y a un ou deux ans”, estime l’entrepreneur.

La plateforme propose d’autres fonctionnalités comme le “Rise ID”, un jeton non fongible au format ERC-725 qui contient des informations sur l’historique de travail et paiement du travailleur indépendant.


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