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Blockchain privée ou blockchain publique? Analyse...

Par Boris Nedeltchev
Blockchain privée ou blockchain publique? Analyse... 101
iStock: kasezo

Après avoir expliqué de nombreuses fois la distinction entre Bitcoin et la chaîne de blocs (blockchain), une question arrive très rapidement: quelle est la différence entre une chaîne de blocs publique et une chaîne de blocs privée ?

De nombreuses chaînes de blocs ont émergées à travers le temps et la terminologie est souvent opaque. Cela s’explique notamment du fait des nombreuses similarités entre les chaînes de blocs privées et publiques:

  • Les deux sont des réseaux pair-à-pair décentralisés, où chaque participant détient un exemplaire du registre distribué contenant des transactions signées digitalement.
  • Les deux maintiennent en état les exemplaires synchronisés via un protocole connu sous le nom de consensus.
  • Les deux offrent une garantie sur l’immuabilité du registre distribué, même lorsque certains participants sont maladroitement fautifs ou volontairement malicieux.

Lire aussi: Piratez ce portefeuille Bitcoin et son propriétaire vous donnera 250 000 dollars.

La seule différence entre une chaîne de blocs privée et une chaîne de blocs publique est la réponse à la question suivante : Qui participe au sein du réseau, exécute le protocole de consensus et tient à jour le registre distribué ?

Les chaînes de blocs publiques

Une chaîne de blocs publique est un réseau qui est totalement ouvert et n’importe qui peut rejoindre le réseau et y devenir actif. Le réseau est généralement doté d’un mécanisme incitant un plus grand nombre de participants à faire partie du réseau. Bitcoin est le plus grand réseau de chaîne de blocs public en production aujourd’hui.

Le principal désavantage d’une chaîne de blocs publique réside dans le montant total de puissance de calcul nécessaire pour distribuer le registre partagé à grande échelle. Plus particulièrement, afin d’obtenir un consensus, chaque nœud du réseau doit résoudre un problème cryptographique hautement complexe et donc, très consommateur de ressources (notamment énergétiques…).

Ce mécanisme est appelé preuve de travail (Proof-of-Work ou PoW) et a pour objectif de valider la connexion et la synchronisation inter-nœuds.

Un autre désavantage d’une chaîne de blocs publique est le niveau de confidentialité des transactions. Celui-ci est faible car il ne soutient qu’un léger niveau de sécurité. Désolé de vous décevoir mais non… Bitcoin n’est pas anonyme !

Ces deux raisons sont l’une des sources d’explication du nombre d’entreprises ayant recours à des chaînes de blocs publiques… Celles-ci préfèrent très largement s’orienter vers des chaînes de blocs privées.

Les chaînes de blocs privées

Une chaîne de blocs privée est un réseau qui, pour le rejoindre, requiert une invitation devant être validée : soit par le créateur du réseau soit car celle-ci respecte un ensemble de règles mise en place par le créateur.

Ainsi, les chaînes de blocs privées mettent généralement en place un réseau « permissionné ». Cela impose donc des restrictions quant aux personnes qui sont autorisées à participer au sein de ce réseau.

Le contrôle d’accès à ce réseau peut s’effectuer par les méthodes suivantes : les participants existants décident de qui seront les futurs entrants ; une autorité de régulation émet des licences autorisant la participation ou bien un consortium se voit attribuer ce rôle.
Une fois qu’une entité a rejoint le réseau, elle joue un rôle dans le maintien du respect des conditions d’accès de manière décentralisée.

L’HyperLedger Fabric de la Linux Fondation est un des nombreux exemples d’implémentation de blockchain « permissionnée » et notamment conçue pour répondre aux besoins professionnels.

Ce type de modèle de chaîne de blocs permissionnée offre la possibilité d’exploiter plus de 30 ans de ressources techniques pour obtenir des avantages compétitifs. En particulier, l’identité numérique est travaillée sous différents aspects afin de résoudre des problèmes de traçabilité logistique, de transparence et difficulté d’échanges dans le monde financier, de transfert de données patients-fournisseurs de soins sanitaires, etc…

En effet, seules les entités concernées par la transaction auront accès à l’information la concernant. Si : « les chaînes de blocs privées répondent à des problèmes non-résolus par les chaînes de blocs publiques ». Alors l’inverse est également vrai.

Comment obtenir un consensus régional, national voir international concernant un crypto-euro? Quelle(s) serai(ent) la(les) fiscalité(s) applicable(s)? Quel(s) organisme(s) autorise(nt) de faire rentrer les nouveaux participants ? Pourquoi uniquement certains participants seraient autorisés à rejoindre le réseau ?

Voilà une des principales raisons pour lesquelles je pense que les applications de chaîne de blocs publiques sont plus disruptives que les applications de blockchain privées. Bitcoin en est le parfait exemple car Satoshi Nakamoto a créé la première chaîne de blocs publique, qui a ensuite fait émerger les chaînes de blocs privées.

Attention, cela ne veut pas dire que toutes les chaînes de blocs publiques représentent un réel intérêt technologique et que les chaînes de blocs privées sont inutiles, loin de là !

Aujourd’hui c’est à nous de saisir cette technologie et de lui attribuer le sens que nous souhaitons pour améliorer nos échanges digitaux.

Et vous ? Quel type de chaîne de blocs préférez-vous ? Pour quelles raisons ?

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