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Kaiwen Zhang: enseigner la blockchain à la jeune génération

Kaiwen Zhang: enseigner la blockchain à la jeune génération 0001

Photo: Kaiwen Zhang

Depuis cette année (2019), les élèves de l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal peuvent suivre un cours en français dédié à la blockchain. C’est Kaiwen Zhang, professeur au département de génie logiciel et des TI et spécialiste des systèmes distribués qui dispense ce cours à une vingtaine d’étudiants. 

Cryptonews s’est rendu à l’ÉTS pour rencontrer Kaiwen Zhang, qui anime par ailleurs le groupe de recherche FUSEE (Fast, Unified, and Scalable Event processing and Event messaging). 

En quoi consiste le cours que vous donnez?
C’est un cours qui s’adresse à tous les étudiants en génie logiciel, principalement au 2e cycle. Le cours est divisé en deux parties. La première moitié pose les bases des concepts principaux du Bitcoin comme le minage, la notion de consensus, la validation des transactions, le but est de leur donner des informations de la façon la plus neutre possible. La seconde partie porte sur les applications décentralisées au-delà des cryptomonnaies sur la blockchain. Nous abordons donc Ethereum, Hyperledger Fabric, et les smart contracts. Les étudiants réalisent aussi un projet de trimestre qui consiste à concevoir et développer leur propre application décentralisée.

Comment a été accueilli la nouvelle de ce cours blockchain?
Très très bien. L’ÉTS a dit oui immédiatement quand je leur ai proposé mon cours et mon laboratoire de recherche blockchain (FUSÉE) et les élèves de l’ÉTS ont également été très enthousiastes par rapport à ce nouveau cours.

Sur quoi travaillent vos étudiants comme projet de cours?
Les étudiants travaillent sur des cas très concrets, sur des problématiques auxquelles ils ont eu parfois à faire face. Un des groupes travaille par exemple sur un projet de certification des diplômes. Certains étudiants viennent en effet de pays où la falsification des diplômes est un réel problème et trouver une solution basée sur la blockchain fait donc beaucoup de sens pour eux. D’autres travaillent sur la tokenisation d’actifs, d’objets, les sujets sont très variés. Il est important que chaque étudiant apprécie l’impact potentiel de la blockchain pour son environnement personnel et est en mesure d’identifier correctement les cas d’utilisation appropriés de la technologie.

Pouvez-vous nous parler de FUSÉE, votre laboratoire de recherche?
C’est un groupe qui existe depuis fin 2017 qui comprend une quinzaine d’étudiants et un associé de recherche. Nos travaux se concentrent à 80% sur la blockchain, le reste porte sur des sujets de systèmes distribués. Le but de FUSÉE est de faire de la recherche sur le long terme, de réfléchir sur l’avenir des applications blockchain, de faire aussi de l’analyse théorique sur certaines cryptomonnaies comme le Bitcoin. On essaye de maximiser le potentiel de la blockchain et d’en améliorer la fiabilité et performance des systèmes.

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Y a-t-il des ponts entre vos étudiants et les entreprises?
Oui, nous sommes très proches des entreprises qui proposent à nos étudiants des stages, sur certains projets très concrets avec des acteurs comme Ericsson ou encore Bitfarms avec lesquels nous avons développé un partenariat. 

Kaiwen Zhang est en train de co-rédiger un livre blanc avec l’Institut de gouvernance numérique du Québec qui sera présenté dans les prochaines semaines à l’Assemblée nationale. “Le but est de faire un survol technologique de la situation et de faire des recommandations au gouvernement québécois en ce qui concerne la blockchain, quelles actions concrètes ils peuvent mettre en place dans les prochains trois ans”, explique le professeur.

Kaiwen Zhang a également participé à la rédaction du vocabulaire de la cryptomonnaie de l’Office québécois de la langue française.

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